Yo, come on blog this ! Shake that body... tututu...
Puis en lisant, mon expertise de certifiée en psychologie m'a fait réaliser que la blogosphère était comme une polyvalente. Une bonne vieille polyvalente pleine de pouliches, de chilleux et de geeks.
Quand j'étais ado ("T'es encore ado, sale immature, arrête de faire semblant, on le sait que tu as la saison 2 de Gilmore Girls en DVD"), c'est-à-dire il y a longtemps, ceux qui étaient hot portaient du Nike, du adidas (jaune de préférence) et du Tommy Hilfiger, de préférence x-large.
Quand j'étais ado, tout le monde avait une, ou deux, ou 7 Best friends FOR EVER. Pour le vrai là, FOR EVER. Un piège à renard à ours. Et c'était à la vie à la mort, pas de blagues, au moins jusqu'à ce que la première de la gang perde sa fleur.
Quand j'étais ado, tout le monde se faisait pousser le toupette. Pas question d'avoir un toupette carré. C'était beaucoup trop 1996.
Quand j'étais ado, yavait des party où juste le monde cool se pointait, et on buvait de la boomerang jaune ou le vodka de vos parents en connaissant les paroles par coeur de la toune The Boy Is Mine de Brandy et Monica.
Quand j'étais ado, yavait du monde qui écoeurait les autres sans leur dire en pleine face. Moi, je me faisais écoeurer parce que j'avais une trop grosse poitrine.
Pis, dans la communauté virtuelle, ya du monde qui flashent avec leurs belles images et leur beau layout (comme moi), tout le monde a leur petit flickr tout cute où est-ce qu'on peut voir leur dernière coupe de cheveux sans toupette(comme moi), ya des tites gangs de pouliches et de chilleux qui se trouvent cool avec leurs stats (comme moi), ya les émotifs qui partagent leur haine de l'univers à chaque jour, accompagnés de photos et de poèmes (comme moi), ya du monde chiant qui font juste chier (comme... fuck.) et heureusement ya du monde gentil qui utilisent leur pouvoir de popularité pour faire le bien et sauver la veuve et l'orphelin (non, pas comme moi par contre). Une vraie poly. On se demande comment ceux qui sont cool vont pouvoir s'en sortir sans séquelles dans la vraie vie. Sûrement comme moi, en prenant beaucoup de crack et en se faisant masser les pieds par Jack Bauer pendant que sa fille conne fait mon sosie lors de mes cours et s'arrange pour faire tuer tous mes camarades de classe en se sauvant dans un garde-robe à la vue d'un terroriste ou d'un cours d'art dramatique.
Mais tsé, je lance ça au hasard de même, faut pas s'emballer : moi je suis allée au privé hein.

