You came to take us... all things go, all things go...
- Avoir des billets d'avion payés... en surbooking.
- Donc se rendre... à Chicago. Deux heures après l'heure prévue.
- Entendre une préposée qui a définitivement des racines en marketing dire au micro de l'aéroport "Hum, yah, hum, last call for (avant que je me rende compte qu'ils disaient mon nom, yavait déjà 5 minutes de passées), you must show to the gate, hum, C-17, like, right now, like quickly. Because we're leaving (rires étouffés avec sûrement sa best for ever à la job)...hum, yeah"
Fak Puisqu'il y a 2 miles de distance entre les deux terminaux, je me pointe là en sueurs, pour me rendre compte qu'ils s'étaient trompé de gate et que j'avais devant moi la porte pour se rendre à Omaha, Nebraska. Dieu sait que c'est pire là qu'à Seattle. Et que la bonne gate était maintenant fermée. Je me suis plains à une agente d'united airlines que ses employés étaient des ados attardés et analphabètes, et que je détestais les États-Unis, mais j'aurais pas dû choisir une grosse madame noire qui me répondait en faisant "han haaaaaaan" en branlant la tête, pointant le doigt en l'air en en ayant l'autre main sur les hanches.
Si on avait été dans un film, elle aurait sûrement joué le rôle de la mère d'un enfant de ghetto défavorisé dont le père était en prison et qui voulait vraiment une bourse d'études en basket pour son fils.
(en passant, j'ai pas vraiment dit que je détestais les États-Unis, parce que yavait plein de monde qui sortait en civière à l'aéroport et plein de pompiers, puis un monsieur qui répétait que l'alerte en sol américain était montée à orange et qu'il fallait reporter tout colis suspect. Il me restait un peu de jugement)
- On manque inévitablement sa correspondace.
- Coucher dans un hôtel immensément cher sur le bras de CHT, tout en ayant tout de même la chance d'obtenir un rabais pour cause "d'accent".
- Manger un déjeuner continental avant de re-reprendre l'avion (avec agents de bords métrosexuels)
Heureusement, lorsque je suis arrivée pour passer mon entrevue ("pourquoi les bouches d'égoûts sont-elles rondes ?") c'est avec joie que j'ai vu que dans chaque bureau de chez CHT il y avait un gigantesque bol de bonbons, dont le best of inclut des Rockets, des tootsie rolls aux fruits (pas les bruns dégueux qu'on donne à notre père à l'Halloween) et des chauffeurs qui te trimballe d'un des 137 édifices à un autre. Et des gens de Harvard et de Stanford qui passent des entrevues aussi.
Moi : Pis, ça doit être quand même pas mal cher aller à Harvard. Tsé, c'est Harvard.
Elle : Oui, quand même, 23 000 $ par année. Mais ça vaut la peine, c'est une université réputée. Toi, tu vas où ?
Moi : Bah, dans une université au Québec là.
Elle : Oh, peut-être que je la connais.
Moi : Non.
Elle : Oh. Moi :
Mais, tsé, je paye 10% de tes frais de scolarité par année environ.
Elle : ...
Moi : ...
Elle (regarde ailleurs) : ...
Moi : C'est quand même drôle qu'on soit assises dans la même salle, hein ?

